Léa Groeninck

Beyrouth

BEYROUTH

Workshop d'une semaine en groupe

En découvrant cette ville, pleine d’Histoire, certains constats nous marquent davantage. Notre point de départ est la ligne verte, symbole de la séparation entre l’est et l’ouest durant la guerre civile libanaise, de 1975 à 1990. Beyrouth, ville envahie, lacérée. Beyrouth n’est plus un tombeau à ciel ouvert. Des buildings ont poussé sur les cendres, et côtoient les ruines étroites. Les restes fantomatiques des maisons désertées, détruites, ne sont que banalité. Reconstruire sur les plaies, en surface. Les lieux d’horreur sont maintenant des lieux de sorties nocturnes. Le chaos côtoie l’abondance et l’excès.

Beyrouth Beyrouth

Nous choisissions comme lieu d’intervention un emplacement entre la rue Abdel Wahab et la rue Monot. Ce lieu est un espace grillagé, vide. Comme seul reste, un mur de salle de bain, debout sur lequel flotte un jardin, la dernière activité de la ruine. Ces végétaux sont éclairés par l’ampoule de la voisine qui illumine son salon depuis l’extérieur. Cela attire notre attention. La végétation s’émancipe et paraît se défaire de la ruine qu’elle habite en s’éloignant de son passé pour une nouvelle interprétation.

Beyrouth Beyrouth

Notre projet consiste en la mise en valeur de cette verdure par la lumière. Nous utilisons la lumière dans le but de guider le regard, de dévoiler un élément en permettant de dissimuler un autre. Nous mettons ici en avant le regain, la renaissance, la repousse de cette végétation qui s’établit sur des restes du passé.

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